dimanche 24 juin 2012

PARIS - FIN DE TRANSHUMANCE


ROUTE ONE - 1989


ROUTE 181/CARRETERA 181

Documental que explora la frontera virtual creada en 1947 por Resolución 181 de la ONU y expone, mediante entrevistas de primera mano con residentes y empleados, la complejidad del conflicto entre Palestina e Israel. Delegando la narración a las confesiones e intervenciones directas de muchos de los entrevistados, los directores crean un documental que intenta captar una situación que es tan compleja y diversa como la pluralidad de las voces que intentan describirla.

Este capitulo muestra el recorrido desde la ciudad portuaria de Ashdod en dirección sur, hasta las fronteras de la franja de Gaza.

Director: Eyal Sivan
Director: Michel Khleifi

Sur la route de Jack KEROUAC

Même s’ils étaient bien trop souvent bourrés, même s’ils se droguaient abondamment, même si la plupart d’entre eux – et le narrateur en particulier – étaient les fils et les filles de familles bourgeoises, leurs yeux n’arrêtaient pas de briller. Parce qu’ils étaient mus par un authentique désir de vivre. Ils étaient là ! vivants ! malgré la puanteur des trop grandes villes à la fin des années quarante.
Il ne s’agissait pour eux ni de devenir célèbre, ni de gagner beaucoup d’argent. C’était un grand espoir de liberté et la souffrance qui l’accompagne inévitablement.
À la sortie de la deuxième guerre mondiale, pour ceux qui avaient vingt ans, le vide succédait à la mobilisation au combat. Ils se retrouvaient bras ballants, et le néant s’infiltrait dans les âmes.
C’est l’absence soudaine d’adversaire qui a fait se poser les questions : ‘Où sommes-nous ? où allons-nous ? qui sommes-nous ?’ Le tourbillon de la vie, c’est parfois le monde qui nous l’offre et il suffit alors de s’y laisser engouffrer. À d’autres époques, le tourbillon, il faut le créer soi-même.
Et c’est pour cela qu’ils se retrouvaient ‘sur la route’ avec un mélange détonant d’angoisse et d’audace.
Ensemble, dans une solitude partagée : nous nous partageons le mur qui nous sépare. Le mur se déplace avec nous, sans pour autant jamais disparaître.
Nous sommes aujourd’hui une fois de plus ‘sur la route’, repus mais en perdition. Nous choisirons d’en faire le paradis ou l’enfer.
Dans son film récent, Walter Salles a filmé les gestes qu’évoque le roman de Kerouac, sans parvenir à en reconstituer les sentiments. Ce qui manque est du côté des acteurs, qui n’ont pas pu se reconnaître dans les jeunes fous qui sillonnaient les routes de l’Amérique en 1947.
Ce qui manque chez Salles, je l’ai heureusement retrouvé ailleurs : dans le petit (et grand) documentaire qu’Ann Chakraverty a consacré à ‘Sur la route’, et que voici.


Sur la route de Jack Kerouac por annchakraverty