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lundi 7 novembre 2011

situation de transhumance

Et nous les petits , les obscurs, les sans-grades,
Nous qui marchions fourbus, blessés, crottés, malades,
Sans espoir de duchés ni de dotations;
Nous qui marchions toujours et jamais n'avancions;
Trop simples et trop gueux pour que l'espoir nous berne
De ce fameux bâton qu'on a dans sa giberne;
Nous qui par tous les temps n'avons cessé  d'aller,
Ne nous soutenant plus qu'à force de trompette,
De fièvre et de chansons qu'en marchant on répète;

 
Edmond Rostang L'Aiglon. Acte 2, scène 9.

vendredi 10 juin 2011

FABRIQUE SUPRÉMATISTE

Qu’elle était large la voix qui parlait dans le silence des ombres. 
Dérive ne tremble pas.
les jours perdus ne s'oublient pas, les jours perdus transhument toujours, la mania sort des marécages et dévoile la chair caché du langage.
 
La fin est l’endroit dont nous sommes partis, 
le présent, la fin, aujourd’hui, nous n’avons de cesse de le prouver,
et la fin de toutes nos transhumances sera de revenir à l’endroit d’où nous sommes parti, et d'y advenir pour la première fois.