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jeudi 13 octobre 2011

Mon Odyssée: attache-moi!


Tu vas où le vent mène. Tu suis l'appel des sirènes. 
Et la plupart du temps tu es à la périphérie de toi-même...

Ça pourrait faire des vers, c'est juste un constat. 
Il n'y a que lorsque le calme revient, que lorsque la mer est plate, 
que le spectacle a été chassé de l'horizon,  que tu reviens à ton fondement.

Tu sais, ces rares moments où tu crois être, où tu es enfin, toi-même.

Sinon, comme Ulysse, si tu veux être conscient où te mène ta barque, 
tu devras rester attacher au mât si tu veux resister.

dériver, c'est une corvée épique.


mercredi 7 septembre 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE

Tous ces gestes individuels et collectifs qui appartiennent au quotidien, eux aussi concourent à insensiblement faire basculer le monde.
Chacun, à chaque seconde, fait basculer le monde dans un sens ou dans l’autre, et le sait.

mercredi 1 juin 2011

Bouddha

Mon rêve fut incomplet
C’est pour cela que je compris
Que souffrir est le nom du voyage
Que fait le monde et qui mène
De lui jusqu’à lui.
 
F. Pessoa

dimanche 22 mai 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE (À PROPOS DE L'AUTONOMIE)

NOTE À PARTIR DE CASTORIADIS SUR DÉMOCRATIE & AUTONOMIE

« Une société autonome implique des individus autonomes. Les individus deviennent ce qu’ils sont en absorbant et intériorisant les institutions ; en un sens, ils sont l’incarnation principale de ces institutions [...] Nous pouvons formuler l’objet premier d’une politique de l’autonomie, à savoir démocratique : aider la collectivité à créer les institutions dont l’intériorisation par les individus ne limite pas, mais élargit leur capacité de devenir autonomes » (Cornélius Castoriadis, Le monde morcelé, Les carrefours du labyrinthe III, Paris, Seuil, 1990, p.150-151).

La prise en compte de la pulsion de domination, de la volonté de puissance, d'accaparement, d'écrasement, et de jouissance provoqué par cet écrasement -négation d'autrui- est le nécessaire  travail de l'intelligence humaine pour construire une société rendue autonome et faite d'individus autonomes. Personne au-dessus de personne. Tous les êtres se valent et tous sont infinis en puissance d'être.
A ce titre, il se pourrait que les anarchistes qui arrivent à ne pas se plier à la normativité de l’État (entendu globalement comme gouvernement des choses et des âmes) font en fait du « castoriadisme augmenté » (sic) car se sachant incarnés, animés par lui -lucides à ce titre- tout en maintenant des marges d'autonomie toujours actives et en reproduction permanente. 
Elles peuvent être des formes de résistance (politique, etc), mais pas seulement, il s'agit d'être volontaire dans ses rapports au monde, d'absorber les ontologies sans les décrier ou déclasser. L'être traversé qu'est l'individu constitue un jeu délicat et tragique entre ouverture et fermeture. Le corps subtile de la matière pensante propre à s'affiner confine à conclure d'une doctrine mystique à propos de l'anarchiste. Il y va pour lui comme pour tant d'autres avant lui, mystiques, poètes, qualandars, soufis, fakirs, prophètes, du renoncement à son vouloir et de l'acceptation du monde, le surf avec la nécessité, le surf mystique: une noce mystique non dénuée d'érotisme, bien au contraire. C'est par ce passage, cette ordalie, qu'il  s'autonomise. Il s'agit d'une voie à la fois très matérielle, très crue, violente même et pour autant complètement esthète. Il n'y a là d'ailleurs aucune contradiction si ce n'est quelque habitus bourgeois à désincruster.

mardi 5 avril 2011

VOIES DE L'INITIATION: SIGNIFIER OU L'ENCRE PSYCHIQUE (à propos du détournement)



PROLÉGOMÈNES AUX ÉTAPES DE LA CHRONIQUE


Au fil du temps les linguistes et le neurologues ont montré que le lien entre langage et pensée est beaucoup plus fort que nous ne croyons.
Intuitivement, nous avons l’impression que nous pensons dans un premier temps, pour ensuite habiller cette pensée avec les mots d’un langage acquis. Cette impression s’exprime au travers d’une expression telle que « traduire sa pensée ».
Mais en réalité ce n’est pas aussi simple. Nous sommes en effet difficilement capable de penser une chose pour laquelle les mots nous manquent. Cette découverte est à l’origine des efforts considérables entrepris par les responsables politiques et économiques pour faire disparaître du paysage certains termes et les remplacer par d’autres, plus inoffensifs.
C’est ainsi que dans le langage politique, ceux que l’on appelait jusque dans les années 1970 des « exploités » (ah, il y aurait donc un exploiteur ?) sont devenus des « défavorisés » (ils n’ont pas eu de chance).
De même, tous ces sans-quelquechose (papiers, domicile, emploi, etc.) ont remplacé les mots qui servaient à décrire ces personnes par ce qu’elles sont, afin de focaliser les esprits que ce qui leur manque pour être dans la norme ainsi définie implicitement.
Remarquez aussi l’usage nouveau du terme « citoyen », qui signifie aujourd’hui « celui qui respecte scrupuleusement les règles », comme dans l’expression « entreprise citoyenne ». Est-ce là la définition d’origine ? Je ne le crois pas.
Un dernier exemple pour la route, car la transformation se passe en ce moment sous nos yeux, il est facile de la voir à l’œuvre. Observez dans les lieux que vous fréquentez s’il ne se trouve pas un panneau disant en substance « ce local est placé sous vidéo-surveillance ». Dans les semaines ou mois qui viennent, vous ne serez pas surpris de voir ce panneau remplacé par « ce local est placé sous vidéo-protection ».
Nous ne pouvons pas penser ce que nous ne pouvons pas nommer mais nous pouvons le signifier par notre ressentir si tant est que nous l'ayons éduqué par une mémoire et une praxis défiante. 
Ayant appris la leçon du marketing et du management nous savons que désormais le détournement est d'abord une transgression acquise et véhiculé par la volonté du pouvoir de nous assombrir dans un enfumage généralisé de concepts réducteurs qui fixent notre attention et matraquent les diverses dimensions de l'existence. 
Aux chiottes Platon, vive la poétique!

vendredi 1 avril 2011

Phénoménologie de la dérive

LA CAPACITÉ POUR L'HOMME DE MANIPULER MENTALEMENT LES CHEMINS EST CERTAINEMENT A LA BASE DE LA GÉOMÉTRIE ET DES MATHÉMATIQUES, ET CELA ME POSE PROBLÈME CAR DANS LE CADRE DE LA DÉRIVE ON N'EST PAS, TOUT EN ÉTANT,  DANS UNE POSTURE SCIENTIFIQUE (ON NE FAIT QUE TRAVERSER LE NÉO-PLATONISME), MAIS BIEN DANS UNE DÉMARCHE EXPÉRIMENTALE CONTINUE, C'EST À DIRE QUE LES CARTES, QU'ELLES SOIENT MENTALES OU PSYCHOGÉOGRAPHIQUES SONT ALIMENTÉES PAR LA CONSCIENCE PERMANENTE D'UN FLUX PROPIOCEPTIF AGISSANT, D' UNE ATTENTION QUI EST UN ATTACHEMENT À LA PRÉSENCE DE CE QUI ÉMERGE, IL EST DONC TRÈS DIFFICILE, VOIRE SECONDAIRE AU REGARD DE LA DÉMARCHE, DE THÉSAURISER QUOI QUE CE SOIT, LES SÉDIMENTS EUX-MÊMES SE DESSENCIALISENT, ILS SONT DISCUTÉS, AFFECTÉS, DESAFFECTÉS, RÉAFFECTÉS....


LA PHÉNOMÉNOLOGIE PROPRE À LA DÉRIVE C'EST UNE FORME DE RECYCLAGE PERPÉTUEL DOUBLÉ D'UNE FAMILIARITÉ PERMANENTE AVEC LE MYSTÈRE.

mercredi 16 mars 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE


Es más fácil pedir prestadas ideas y conceptos que experimentar sentimientos e imágenes para animarse a que las nuestras re-suenen. 


 El tener conceptos, en cambio, no nos pide pruebas de que las ideas hayan resonado en algún espacio sensible y afectivo, donde lo finito y infinito dentro de uno mismo tropiezan.