lundi 7 novembre 2011

situation de transhumance

Et nous les petits , les obscurs, les sans-grades,
Nous qui marchions fourbus, blessés, crottés, malades,
Sans espoir de duchés ni de dotations;
Nous qui marchions toujours et jamais n'avancions;
Trop simples et trop gueux pour que l'espoir nous berne
De ce fameux bâton qu'on a dans sa giberne;
Nous qui par tous les temps n'avons cessé  d'aller,
Ne nous soutenant plus qu'à force de trompette,
De fièvre et de chansons qu'en marchant on répète;

 
Edmond Rostang L'Aiglon. Acte 2, scène 9.

jeudi 13 octobre 2011

Lignes de marges à l'adresse des enferrés

La dérive est le Grand Tour initiatique qui conjure l'ordre du Spectacle. Lignes de marges. Dérive VS Spectacle.

La conscience de l'imposition du Spectacle comme un fait massif, un fait social total, impose en contrepartie une stratégie et des tactiques.
Acquises sur le terrain, elle suinte l'originalité et l'apprentissage à coup de triques.

D'abord la distanciation, élastique, le repli, le recours au forêts,  l'ensauvagement pour se désincarcer de la la paraplégie éducative, mais aussi la guérilla situationnelle, le marronage des situations: faire vriller les situations, acquérir le don des situations, comprendre les situations; l'étrangement pour don. Voilà un faisceau de courants qui conjugue et oriente la dérive dans sa fuite suprême. Autant d'espace-seuils, autant d'étapes, qui marque l'initiation du conjuré, ce renégat du Spectacle. 



Ainsi va la déconstruction du Spectacle, rage du contaminé, séparation du règne de la Séparation, pratiques de marges, culture de l'entre-deux, ces gens du seuil, liberté de l'ombre, du sans-statut, c'est ici que le dériveur s'aguerrit, c'est bien la marge qui tient la page, c'est bien là où les "autres" glissent, sans recours, sans salut, sans marge ou se raccrocher. Sans aspérités les destins maigres de l'utile épuisent leur encre psychique à noircir les pages du Spectacle. L'évitement, l'empêchement, tient leur ligne, la conduit.

Evitement: ne pas prendre en charge l'existence du Spectacle comme fait global total qui nous englobe et nous contient, qui instille le moindre rapport à l'existence, glisser dans la survie augmentée, les parcours balisés du désêtre.

Empêchement: la croûte de battance que forme l'exposition permanente aux flux et aux flots de la saturation durcissent la terre mentale. Sans marges, sans rigoles, l'érosion lamine l'action, la réaction est subvertie. La faiblesse de la terre mentale est celle de l'indifférence qui protège mais enferme. 

Si tu as un toit soulève-le.

Mon Odyssée: attache-moi!


Tu vas où le vent mène. Tu suis l'appel des sirènes. 
Et la plupart du temps tu es à la périphérie de toi-même...

Ça pourrait faire des vers, c'est juste un constat. 
Il n'y a que lorsque le calme revient, que lorsque la mer est plate, 
que le spectacle a été chassé de l'horizon,  que tu reviens à ton fondement.

Tu sais, ces rares moments où tu crois être, où tu es enfin, toi-même.

Sinon, comme Ulysse, si tu veux être conscient où te mène ta barque, 
tu devras rester attacher au mât si tu veux resister.

dériver, c'est une corvée épique.


lundi 10 octobre 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE (LE TRAVAIL DU RESTE)

 Digression sur "l'idée", "le cultiver", 
et sur la manière de fabriquer du "produit" au sein du cycle des transformations


***
La nature ne crée pas de déchets.
 
 La nature n’ a pas de point de vue.


Dans la nature, rien n’est déchet, tout est déchet. Le bousier qui pousse sa pelotte pour aller en faire habitat en même temps que nourriture, est un élément du perpétuel cycle de transformation-utilisation de toute chose et pas l’éboueur recycleur que pourrait y voir un esprit humain.
Il est évident qu’il nous faut urgemment réintégrer ce principe du vivant en envisageant, dès sa conception, la possibilité de transformation écologiquement nourricière de l’objet produit qu'il soit matériel ou immatériel (et je pense ici plus particulièrement aux idées). 
Il nous faut penser la trame de ses transformations, de ses reprises, remakes et disséminations, "rumorologie", incrustations ou autres récits qui se déclenchent, de tout ce mouvement nous avons beaucoup à apprendre sur comment fonctionne le cycle des transformations? quel est le poids de l'opportunisme et du hasard? l'élucidation des stratégies qui se répètent? et un sans fin de données que la pratique va nous apporter.
Il y a un "vrai" retour sur investissement à labourer la terre avec amour comme à faire retour sur ces souvenirs pour reprendre des actions passées: labourer le temps, pour du familier faire l'élan qui conduit.

samedi 1 octobre 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE

Dériver où retourner la pulsion de mort du Spectacle contre elle-même/

A moins que la pulsion de mort soit une pulsion de vie trop à l’étroit sous nos couvercles… Et qui manifeste son besoin de prendre enfin sa place…

Peut-être… De l’art de se retourner contre soi-même…
 
MARCHE. LE CHEMIN.

C'est aussi la différence entre les boucles mécaniques (binaires) et les cycles du vivant (intégrant un temps supplémentaire de respiration). Ou toute la différence entre la marche militaire (pas de l’oie par exemple) et la marche de montagne, ou encore entre le rythme du métronome (ou du piston) et la pulsation cardiaque.
 
De l’art de se retourner contre/sur soi-même en avançant…

mercredi 21 septembre 2011

CARTE DE TRAVAIL: "LES TENTATIVES SYSTÉMATIQUES"


CARTE DE DÉRIVE D'ÉTUDES (ESSAIS), DE NATURE FONCIÈREMENT PSYCHOGÉOGRAPHIQUE, EN QUARTIERS POPULAIRES DE PARIS.


FONCTIONNEMENT SUR LA BASE DE LIGNES D'ERRE À CONDUITE DE DÉRIVE. ELLES SONT SYSTÉMATIQUES, COMPLÈTEMENT CONVENTIONNELLES, ET LEURS RAISONS D'ÊTRE CONSISTE À ÉCHAPPER AUX PLAQUES TOURNANTES PSYCHOGÉOGRAPHIQUES ET À CARESSER LA VILLE À REBROUSSE-POIL.

lundi 19 septembre 2011

CARREFOUR, ÉTUDE DE SEUIL (DU PROCHE)

« On peut concevoir une structure non métaphysique de la duplication, qui aboutit au contraire à enrichir le présent de toutes les potentialités, tant futures que passées. C’est le thème, à la fois stoïcien et nietzschéen, du retour éternel, qui vient paradoxalement combler le présent de tous les biens dont le prive la duplication métaphysique. » (Clément Rosset, Le réel et son double p.81)

« Ce que nous rencontrons tout d’abord, ce n’est pas le proche, mais toujours l’habituel. L’habituel possède en propre cet effrayant pouvoir de nous déshabituer d’habiter dans l’essentiel – et souvent de façon si décisive qu’il ne nous laisse plus jamais parvenir à y habiter. » (Martin Heidegger, Qu’appelle-t-on penser ? Quadrige-PUF, 1959)

« Notre relation à ce qui nous est proche est depuis toujours émoussée et sans vigueur. Car le chemin des choses proches, pour nous autres hommes, est de tout temps le plus long et pour cette raison, le plus difficile ». (Martin Heidegger, Le principe de raison Gallimard-Tel, 1999)


« le héros est ce chevalier sans peur et sans reproche qui prête à l’apparence un crédit illimité. »
 (Balthasar Gracian, Le Héros, chapitre VI)

mercredi 7 septembre 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE

Tous ces gestes individuels et collectifs qui appartiennent au quotidien, eux aussi concourent à insensiblement faire basculer le monde.
Chacun, à chaque seconde, fait basculer le monde dans un sens ou dans l’autre, et le sait.

jeudi 25 août 2011

DANS LE RÉTRO

Le monde, n’était pas à mon goût. Au menu, une alternance de mets sans alternative. Une escroquerie. Il fallait partir au milieu des autres, tout contre, en approfondissant l’ombre.
Parce qu’elle contient tout les mondes, la puissance de l’ombre est infinie. Mais puissance d’humilité contenue, pour qu’en elle, ils résonnent. Il faut écouter sans la déchirer. Tel fut le dilemme.

jeudi 4 août 2011

DÉPRISE DE LA DÉRIVE

Il s’agit de se déprendre, l’oeuvre, en tant qu’objet, la marque (marquage spatial), la trace, ou bien la signature (temporelle), est un poids, chargé, c’est à dire encore vibrant qui pulse une information et une qualité de lumière, mais il est déjà dans le paysage d’une cosmologie passée, qui s’éloigne.

Je ne suis pas un artiste mais un mystique, l’attitude mystique est une manière de se défaire et de s’orienter, auquel l’art contribue par sa matérialité, il dégage le poids, qui soustrait, oriente la voie à suivre, aussi il serait aberrant de donner une quelconque valeur à « l’oeuvre » car se serait s’anquiloser, l’oeuvre participe du paysage parcouru, c’est une trainée amicale, une bonne amie que l’on a connu quand on croyait se connaître encore, un sillage du soi qui se défait dans le mouvement de son destin.

lundi 13 juin 2011

FABRIQUE SUPRÉMATISTE: FORMATION DE L'HABITUS

LES 3 HABITUS CATÉGORISÉS PAR SEUILS INITIATIQUES

1
S’HABITUER À NE PAS RÉFÉRER SON TEMPS PROPRE AU TEMPS DES AUTRES, BRISER LES CADRES SOCIAUX DE LA DURÉE
 
2
S’HABITUER À NE PAS RÉFÉRER SON TEMPS PROPRE AU TEMPS DES CHOSES, BRISER LES CADRES PHÉNOMÉNAUX DE LA DURÉE
 
3
S’HABITUER À NE PAS RÉFÉRER SON TEMPS PROPRE AU TEMPS DE LA VIE, A NE PLUS SAVOIR SI LE COEUR BÂT, SI LA JOIE POUSSE,
BRISER LES CADRES VITAUX DE LA DURÉE
 

vendredi 10 juin 2011

FABRIQUE SUPRÉMATISTE

Qu’elle était large la voix qui parlait dans le silence des ombres. 
Dérive ne tremble pas.
les jours perdus ne s'oublient pas, les jours perdus transhument toujours, la mania sort des marécages et dévoile la chair caché du langage.
 
La fin est l’endroit dont nous sommes partis, 
le présent, la fin, aujourd’hui, nous n’avons de cesse de le prouver,
et la fin de toutes nos transhumances sera de revenir à l’endroit d’où nous sommes parti, et d'y advenir pour la première fois.

mercredi 1 juin 2011

Bouddha

Mon rêve fut incomplet
C’est pour cela que je compris
Que souffrir est le nom du voyage
Que fait le monde et qui mène
De lui jusqu’à lui.
 
F. Pessoa

vendredi 27 mai 2011

DÉRIVE. LA NOTICE (ABRÉGÉE).

Suis les navires. 
Ne t’arrête pas. 
Remonte les fleuves. 
Descends-les. 
Refuse tout rivage.

dimanche 22 mai 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE (À PROPOS DE L'AUTONOMIE)

NOTE À PARTIR DE CASTORIADIS SUR DÉMOCRATIE & AUTONOMIE

« Une société autonome implique des individus autonomes. Les individus deviennent ce qu’ils sont en absorbant et intériorisant les institutions ; en un sens, ils sont l’incarnation principale de ces institutions [...] Nous pouvons formuler l’objet premier d’une politique de l’autonomie, à savoir démocratique : aider la collectivité à créer les institutions dont l’intériorisation par les individus ne limite pas, mais élargit leur capacité de devenir autonomes » (Cornélius Castoriadis, Le monde morcelé, Les carrefours du labyrinthe III, Paris, Seuil, 1990, p.150-151).

La prise en compte de la pulsion de domination, de la volonté de puissance, d'accaparement, d'écrasement, et de jouissance provoqué par cet écrasement -négation d'autrui- est le nécessaire  travail de l'intelligence humaine pour construire une société rendue autonome et faite d'individus autonomes. Personne au-dessus de personne. Tous les êtres se valent et tous sont infinis en puissance d'être.
A ce titre, il se pourrait que les anarchistes qui arrivent à ne pas se plier à la normativité de l’État (entendu globalement comme gouvernement des choses et des âmes) font en fait du « castoriadisme augmenté » (sic) car se sachant incarnés, animés par lui -lucides à ce titre- tout en maintenant des marges d'autonomie toujours actives et en reproduction permanente. 
Elles peuvent être des formes de résistance (politique, etc), mais pas seulement, il s'agit d'être volontaire dans ses rapports au monde, d'absorber les ontologies sans les décrier ou déclasser. L'être traversé qu'est l'individu constitue un jeu délicat et tragique entre ouverture et fermeture. Le corps subtile de la matière pensante propre à s'affiner confine à conclure d'une doctrine mystique à propos de l'anarchiste. Il y va pour lui comme pour tant d'autres avant lui, mystiques, poètes, qualandars, soufis, fakirs, prophètes, du renoncement à son vouloir et de l'acceptation du monde, le surf avec la nécessité, le surf mystique: une noce mystique non dénuée d'érotisme, bien au contraire. C'est par ce passage, cette ordalie, qu'il  s'autonomise. Il s'agit d'une voie à la fois très matérielle, très crue, violente même et pour autant complètement esthète. Il n'y a là d'ailleurs aucune contradiction si ce n'est quelque habitus bourgeois à désincruster.

vendredi 15 avril 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE (la question entropique)

Il parait que la vie est apparu sur terre, pour la simple raison que c'est le moyen le plus efficace de dégrader l'énergie présente alentour. Il s'agit là, de la lecture froide d'une loi de la thermodynamique.

Ainsi, l'homme aurait été invité par une de ces lois élémentaires de la physique, à bien vouloir dégrader cette réserve d'énergie, au mieux de ses capacités. On pourrait même avancer, si l'on est enfin pas trop humain, qu'il en aurait été instamment prié, par cette force naturelle.
L'homme et son dieu, fort de son libre-arbitre accusateur, se dit qu'il y a eu choix du feu.
C'est faire bien grand cas de sa petite personne.
L'entropie anime l'homme.
Ou bien est ce l'inverse ?


mardi 5 avril 2011

VOIES DE L'INITIATION: SIGNIFIER OU L'ENCRE PSYCHIQUE (à propos du détournement)



PROLÉGOMÈNES AUX ÉTAPES DE LA CHRONIQUE


Au fil du temps les linguistes et le neurologues ont montré que le lien entre langage et pensée est beaucoup plus fort que nous ne croyons.
Intuitivement, nous avons l’impression que nous pensons dans un premier temps, pour ensuite habiller cette pensée avec les mots d’un langage acquis. Cette impression s’exprime au travers d’une expression telle que « traduire sa pensée ».
Mais en réalité ce n’est pas aussi simple. Nous sommes en effet difficilement capable de penser une chose pour laquelle les mots nous manquent. Cette découverte est à l’origine des efforts considérables entrepris par les responsables politiques et économiques pour faire disparaître du paysage certains termes et les remplacer par d’autres, plus inoffensifs.
C’est ainsi que dans le langage politique, ceux que l’on appelait jusque dans les années 1970 des « exploités » (ah, il y aurait donc un exploiteur ?) sont devenus des « défavorisés » (ils n’ont pas eu de chance).
De même, tous ces sans-quelquechose (papiers, domicile, emploi, etc.) ont remplacé les mots qui servaient à décrire ces personnes par ce qu’elles sont, afin de focaliser les esprits que ce qui leur manque pour être dans la norme ainsi définie implicitement.
Remarquez aussi l’usage nouveau du terme « citoyen », qui signifie aujourd’hui « celui qui respecte scrupuleusement les règles », comme dans l’expression « entreprise citoyenne ». Est-ce là la définition d’origine ? Je ne le crois pas.
Un dernier exemple pour la route, car la transformation se passe en ce moment sous nos yeux, il est facile de la voir à l’œuvre. Observez dans les lieux que vous fréquentez s’il ne se trouve pas un panneau disant en substance « ce local est placé sous vidéo-surveillance ». Dans les semaines ou mois qui viennent, vous ne serez pas surpris de voir ce panneau remplacé par « ce local est placé sous vidéo-protection ».
Nous ne pouvons pas penser ce que nous ne pouvons pas nommer mais nous pouvons le signifier par notre ressentir si tant est que nous l'ayons éduqué par une mémoire et une praxis défiante. 
Ayant appris la leçon du marketing et du management nous savons que désormais le détournement est d'abord une transgression acquise et véhiculé par la volonté du pouvoir de nous assombrir dans un enfumage généralisé de concepts réducteurs qui fixent notre attention et matraquent les diverses dimensions de l'existence. 
Aux chiottes Platon, vive la poétique!

vendredi 1 avril 2011

Phénoménologie de la dérive

LA CAPACITÉ POUR L'HOMME DE MANIPULER MENTALEMENT LES CHEMINS EST CERTAINEMENT A LA BASE DE LA GÉOMÉTRIE ET DES MATHÉMATIQUES, ET CELA ME POSE PROBLÈME CAR DANS LE CADRE DE LA DÉRIVE ON N'EST PAS, TOUT EN ÉTANT,  DANS UNE POSTURE SCIENTIFIQUE (ON NE FAIT QUE TRAVERSER LE NÉO-PLATONISME), MAIS BIEN DANS UNE DÉMARCHE EXPÉRIMENTALE CONTINUE, C'EST À DIRE QUE LES CARTES, QU'ELLES SOIENT MENTALES OU PSYCHOGÉOGRAPHIQUES SONT ALIMENTÉES PAR LA CONSCIENCE PERMANENTE D'UN FLUX PROPIOCEPTIF AGISSANT, D' UNE ATTENTION QUI EST UN ATTACHEMENT À LA PRÉSENCE DE CE QUI ÉMERGE, IL EST DONC TRÈS DIFFICILE, VOIRE SECONDAIRE AU REGARD DE LA DÉMARCHE, DE THÉSAURISER QUOI QUE CE SOIT, LES SÉDIMENTS EUX-MÊMES SE DESSENCIALISENT, ILS SONT DISCUTÉS, AFFECTÉS, DESAFFECTÉS, RÉAFFECTÉS....


LA PHÉNOMÉNOLOGIE PROPRE À LA DÉRIVE C'EST UNE FORME DE RECYCLAGE PERPÉTUEL DOUBLÉ D'UNE FAMILIARITÉ PERMANENTE AVEC LE MYSTÈRE.

VOIES DE L'INITIATION: PARANATION BORDER


jeudi 31 mars 2011

VOIES DE L'INITIATION: REPRISE DE LA DÉRIVE

  MI DERIVAR, MI TRIBUTO :

El arte de derivar consiste en doblar las esquinas sin torcerlas,  el summum de la fuerza está en el máximo de tacto. La deriva es un arte marcial interno y externo, la praxis de toda filosofía estética.  

T. L.

mercredi 30 mars 2011

VOIES DE L'INITIATION: REPRISE DE LA DÉRIVE



Préambule à la communication sur "De la dérive et du suprématisme: ceux qui ont vu", Papa Difuso (séminaire spectakliste 07/08).

"Un radeau, vous savez comment c'est fait: il y a des troncs de bois reliés entre eux de manière assez lâche, si bien que lorsque s'abattent les montagnes d'eau, l'eau passe à travers les troncs écartés. C'est par-là qu'un radeau n'est pas un esquif. autrement dit, nous ne retenons pas les questions. Notre liberté relative vient de cette structure rudimentaire dont je pense que ceux qui l'ont conçue - je veux parler du radeau - on fait du mieux qu'ils ont pu, alors qu'ils n'étaient pas en mesure de construire une embarcation. Quand les questions s'abattent, nous ne serrons pas les rangs - nous ne joignons pas les troncs - pour constituer une plate-forme concertée. Bien au contraire. Nous ne maintenons du projet que ce qui du projet nous relie. Vous voyez par-là l'importance primordiale des liens et du mode d'attache, et de la distance même que les troncs peuvent prendre entre eux. Il faut que le lien soit suffisamment lâche et qu'il ne lâche pas."

mercredi 16 mars 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE


Es más fácil pedir prestadas ideas y conceptos que experimentar sentimientos e imágenes para animarse a que las nuestras re-suenen. 


 El tener conceptos, en cambio, no nos pide pruebas de que las ideas hayan resonado en algún espacio sensible y afectivo, donde lo finito y infinito dentro de uno mismo tropiezan.

mardi 15 mars 2011

VOIES DE L'INITIATION: LA VOIE DU MILIEU







 



La voie du milieu n'est subtile que pour celui qui s'est aventuré aux limites du système, de son système. Et s'étant reconnu comme système, qui s'est lui même poussé aux limites comme système. C'est tout le contraire de l'opportunisme: si tu ne connaît que la santé, tu ne connaît que la moitié de la vie.




lundi 14 février 2011

VOIES DE L'INITIATION: MANIFESTO KANIBAL (SÉMINAIRE SPECTAKLISTA)

 En janvier 2008 nous nous sommes intéressé à certains concepts-slogans pour les faire se croiser, se frotter: "AMAZONIZAR O ESPECTACULO" (HEREDEIROS DO CAOS), "CANIBALISMO EXISTENCIAL" (FÛ MAN SHOW), "CRÉOLISER LE MONDE" (Édouard GLISSANT). Le préalable de ce travail était de faire discuter mais aussi diverger les images-univers dont sont porteurs ces concepts. Comme tout conflit consenti, ce préalable académique a fait long feu, et c'est une synthèse improbable, le "Manifesto" repris et diffusé par Heredeiros et Papa Difuso, qui s'est naturellement imposé par la part rendu aux réalités magiques, qu'il s'agisse d'Ésotérisme Amazone ou de Révolution Caraïbe.
              Zibaldone, Le Stagiaire


   
MANIFESTO KANIBAL

 Sólo la Antropofagia nos une. Socialmente. Económicamente. Filosóficamente.
Única ley del mundo. Expresión enmascarada de todos los individualismos, de todos los colectivismos. De todas las religiones. De todos los tratados de paz.
Tupi, or not tupi, that is the question.
Contra todas las catequesis. Sólo me interesa lo que no es mío. Ley del hombre. Ley del antropófago. En el país de la gran serpiente. Una conciencia participante, una rítmica religiosa. Contra todos los importadores de conciencia enlatada. La existencia palpable de la vida.
Queremos la Revolución Caraiba. Más grande que la Revolución Francesa. Sin nosotros Europa no tendría siquiera su pobre declaración de los derechos del hombre.
La edad de oro anunciada por la América. La edad de oro. Y todas las girls.

Filiación. El contacto con el Brasil Caraiba. 
Ori Villegaignon print terre. Montaigne.

Nunca fuimos catequizados. Vivimos a través de un derecho sonámbulo.
El espíritu se rehúsa a concebir el espíritu sin el cuerpo. El antropomorfismo. Necesidad de la vacuna antropófaga. Para el equilibrio contra las religiones del meridiano. Y las inquisiciones exteriores.
Rutas. Rutas. Rutas. Rutas. Rutas. Rutas. Rutas.
El instinto Caraiba. Muerte y vida de las hipótesis.

Nunca fuimos catequizados. Lo que hicimos fue Carnaval. Ya teníamos el comunismo. Ya teníamos la lengua surrealista. La edad de oro. Pregunté a un hombre lo que era el Derecho. Él me respondió que era la garantía del ejercicio de la posibilidad. Ese hombre lo devoré.

El mundo no datado. No rubricado. Sin Napoleón. Sin César. Contra la sublimaciones antagónicas. Traídas en las carabelas. No fueron cruzados los que vinieron. Fueron fugitivos de una civilización que estamos devorando, porque somos fuertes y vengativos como el Jabutí.
Es necesario partir de un profundo ateísmo para llegar a la idea de Dios. El objetivo creado reacciona con los Ángeles de la Caída. Después Moisés divaga.

Somos concretistas. Las ideas se apoderan, reaccionan, queman gentes en las plazas públicas. Por las rutas. Antropofagias. Lo que sucede no es una sublimación del instinto sexual. Es la escala termométrica del instinto antropófago. De carnal, él se vuelve electivo y crea la amistad. Afectivo, el amor. Especulativo, la ciencia. Se desvía y se transfiere. 
       
                    
 
 
              

dimanche 30 janvier 2011

VOIES DE L'INITIATION

 (REPRISE DE LA DÉRIVE)
 



C'est une douce possession qui souffle dans la nuque et brule les yeux. Mais l'événement peut surgir si l'opportunité s'y prête et si le pratiquant la saisit, et dès lors tout peut s'embraser, et l'embrasé lui-même porté le fer là où redouble le feu. Dès lors la situation est une forge. Le feu s'éteindra, mais les outils resteront.
 

samedi 1 janvier 2011

VOIES DE L'INITIATION: REPRISE DE LA DÉRIVE

La reprise. Ecriture de la dérive dans l’après-coup d’un délire consommé mais pas toujours digéré. Fragments, notes, contours et kaléidoscopes.

L’écriture de la dérive sert à en modeler les contours dans l’après-coup de l’expérience, c’est le travail manuel de la conscience mais aussi un hommage posthume à la démarche, c’est d’abord avec les pieds que l’on a écrit, la phrase n’aurait pas de sens si le chemin n’avait pas montré la ligne, cette foutue limite, boires et déboires, tomber, se relever, se maintenir, continuer, risquant à sa poursuite le point final, le déra-page.