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jeudi 13 octobre 2011

Lignes de marges à l'adresse des enferrés

La dérive est le Grand Tour initiatique qui conjure l'ordre du Spectacle. Lignes de marges. Dérive VS Spectacle.

La conscience de l'imposition du Spectacle comme un fait massif, un fait social total, impose en contrepartie une stratégie et des tactiques.
Acquises sur le terrain, elle suinte l'originalité et l'apprentissage à coup de triques.

D'abord la distanciation, élastique, le repli, le recours au forêts,  l'ensauvagement pour se désincarcer de la la paraplégie éducative, mais aussi la guérilla situationnelle, le marronage des situations: faire vriller les situations, acquérir le don des situations, comprendre les situations; l'étrangement pour don. Voilà un faisceau de courants qui conjugue et oriente la dérive dans sa fuite suprême. Autant d'espace-seuils, autant d'étapes, qui marque l'initiation du conjuré, ce renégat du Spectacle. 



Ainsi va la déconstruction du Spectacle, rage du contaminé, séparation du règne de la Séparation, pratiques de marges, culture de l'entre-deux, ces gens du seuil, liberté de l'ombre, du sans-statut, c'est ici que le dériveur s'aguerrit, c'est bien la marge qui tient la page, c'est bien là où les "autres" glissent, sans recours, sans salut, sans marge ou se raccrocher. Sans aspérités les destins maigres de l'utile épuisent leur encre psychique à noircir les pages du Spectacle. L'évitement, l'empêchement, tient leur ligne, la conduit.

Evitement: ne pas prendre en charge l'existence du Spectacle comme fait global total qui nous englobe et nous contient, qui instille le moindre rapport à l'existence, glisser dans la survie augmentée, les parcours balisés du désêtre.

Empêchement: la croûte de battance que forme l'exposition permanente aux flux et aux flots de la saturation durcissent la terre mentale. Sans marges, sans rigoles, l'érosion lamine l'action, la réaction est subvertie. La faiblesse de la terre mentale est celle de l'indifférence qui protège mais enferme. 

Si tu as un toit soulève-le.

mercredi 21 septembre 2011

CARTE DE TRAVAIL: "LES TENTATIVES SYSTÉMATIQUES"


CARTE DE DÉRIVE D'ÉTUDES (ESSAIS), DE NATURE FONCIÈREMENT PSYCHOGÉOGRAPHIQUE, EN QUARTIERS POPULAIRES DE PARIS.


FONCTIONNEMENT SUR LA BASE DE LIGNES D'ERRE À CONDUITE DE DÉRIVE. ELLES SONT SYSTÉMATIQUES, COMPLÈTEMENT CONVENTIONNELLES, ET LEURS RAISONS D'ÊTRE CONSISTE À ÉCHAPPER AUX PLAQUES TOURNANTES PSYCHOGÉOGRAPHIQUES ET À CARESSER LA VILLE À REBROUSSE-POIL.

jeudi 25 août 2011

DANS LE RÉTRO

Le monde, n’était pas à mon goût. Au menu, une alternance de mets sans alternative. Une escroquerie. Il fallait partir au milieu des autres, tout contre, en approfondissant l’ombre.
Parce qu’elle contient tout les mondes, la puissance de l’ombre est infinie. Mais puissance d’humilité contenue, pour qu’en elle, ils résonnent. Il faut écouter sans la déchirer. Tel fut le dilemme.

jeudi 4 août 2011

DÉPRISE DE LA DÉRIVE

Il s’agit de se déprendre, l’oeuvre, en tant qu’objet, la marque (marquage spatial), la trace, ou bien la signature (temporelle), est un poids, chargé, c’est à dire encore vibrant qui pulse une information et une qualité de lumière, mais il est déjà dans le paysage d’une cosmologie passée, qui s’éloigne.

Je ne suis pas un artiste mais un mystique, l’attitude mystique est une manière de se défaire et de s’orienter, auquel l’art contribue par sa matérialité, il dégage le poids, qui soustrait, oriente la voie à suivre, aussi il serait aberrant de donner une quelconque valeur à « l’oeuvre » car se serait s’anquiloser, l’oeuvre participe du paysage parcouru, c’est une trainée amicale, une bonne amie que l’on a connu quand on croyait se connaître encore, un sillage du soi qui se défait dans le mouvement de son destin.

mercredi 1 juin 2011

Bouddha

Mon rêve fut incomplet
C’est pour cela que je compris
Que souffrir est le nom du voyage
Que fait le monde et qui mène
De lui jusqu’à lui.
 
F. Pessoa

vendredi 27 mai 2011

DÉRIVE. LA NOTICE (ABRÉGÉE).

Suis les navires. 
Ne t’arrête pas. 
Remonte les fleuves. 
Descends-les. 
Refuse tout rivage.

vendredi 1 avril 2011

Phénoménologie de la dérive

LA CAPACITÉ POUR L'HOMME DE MANIPULER MENTALEMENT LES CHEMINS EST CERTAINEMENT A LA BASE DE LA GÉOMÉTRIE ET DES MATHÉMATIQUES, ET CELA ME POSE PROBLÈME CAR DANS LE CADRE DE LA DÉRIVE ON N'EST PAS, TOUT EN ÉTANT,  DANS UNE POSTURE SCIENTIFIQUE (ON NE FAIT QUE TRAVERSER LE NÉO-PLATONISME), MAIS BIEN DANS UNE DÉMARCHE EXPÉRIMENTALE CONTINUE, C'EST À DIRE QUE LES CARTES, QU'ELLES SOIENT MENTALES OU PSYCHOGÉOGRAPHIQUES SONT ALIMENTÉES PAR LA CONSCIENCE PERMANENTE D'UN FLUX PROPIOCEPTIF AGISSANT, D' UNE ATTENTION QUI EST UN ATTACHEMENT À LA PRÉSENCE DE CE QUI ÉMERGE, IL EST DONC TRÈS DIFFICILE, VOIRE SECONDAIRE AU REGARD DE LA DÉMARCHE, DE THÉSAURISER QUOI QUE CE SOIT, LES SÉDIMENTS EUX-MÊMES SE DESSENCIALISENT, ILS SONT DISCUTÉS, AFFECTÉS, DESAFFECTÉS, RÉAFFECTÉS....


LA PHÉNOMÉNOLOGIE PROPRE À LA DÉRIVE C'EST UNE FORME DE RECYCLAGE PERPÉTUEL DOUBLÉ D'UNE FAMILIARITÉ PERMANENTE AVEC LE MYSTÈRE.

jeudi 31 mars 2011

VOIES DE L'INITIATION: REPRISE DE LA DÉRIVE

  MI DERIVAR, MI TRIBUTO :

El arte de derivar consiste en doblar las esquinas sin torcerlas,  el summum de la fuerza está en el máximo de tacto. La deriva es un arte marcial interno y externo, la praxis de toda filosofía estética.  

T. L.

dimanche 30 janvier 2011

VOIES DE L'INITIATION

 (REPRISE DE LA DÉRIVE)
 



C'est une douce possession qui souffle dans la nuque et brule les yeux. Mais l'événement peut surgir si l'opportunité s'y prête et si le pratiquant la saisit, et dès lors tout peut s'embraser, et l'embrasé lui-même porté le fer là où redouble le feu. Dès lors la situation est une forge. Le feu s'éteindra, mais les outils resteront.
 

samedi 1 janvier 2011

VOIES DE L'INITIATION: REPRISE DE LA DÉRIVE

La reprise. Ecriture de la dérive dans l’après-coup d’un délire consommé mais pas toujours digéré. Fragments, notes, contours et kaléidoscopes.

L’écriture de la dérive sert à en modeler les contours dans l’après-coup de l’expérience, c’est le travail manuel de la conscience mais aussi un hommage posthume à la démarche, c’est d’abord avec les pieds que l’on a écrit, la phrase n’aurait pas de sens si le chemin n’avait pas montré la ligne, cette foutue limite, boires et déboires, tomber, se relever, se maintenir, continuer, risquant à sa poursuite le point final, le déra-page.